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Présentation du Fond Stratégique d'investissement (FSI)
Créé en décembre 2008, à la demande du Président de la République, le FSI, détenu à 51% par la Caisse des dépôts (CDC) et à 49% par l'État, a pour mission de (i) sécuriser le capital d'entreprises dites stratégiques qui ont des compétences, des technologies, des emplois précieux pour l’économie nationale et (ii) soutenir le développement des PME présentant un potentiel de croissance, afin de relancer l’activité et accroître la compétitivité de la France.
En résumé, le FSI a vocation à agir en investisseur avisé, en développant les entreprises françaises en termes de croissance et de compétitivité.
Les deux actionnaires du FSI l'ont doté de 20 milliards d'euros, dont 14 milliards sous forme de participations et 6 milliards en numéraire. Seuls 2,3 milliards en numéraire ont été effectivement libérés, le solde ayant vocation à être apporté au fur et à mesure des besoins du fonds.
Au sein du FSI, un comité d’orientation est chargé d’assurer la cohérence et les équilibres de la doctrine d’investissement et des grandes orientations stratégiques du fonds.
L’intervention du FSI est réalisée selon une marge de manœuvre bien établie :
Tout d’abord, entrer au capital des entreprises concernées en tant que minoritaire sans chercher à en prendre le contrôle.
Ensuite il accompagne ces entreprises sur le moyen-long terme tout en recherchant de la rentabilité pour finalement en sortir, dès que la santé financière de la société se sera améliorée et que son actionnariat aura été recomposé.
L’objectif du FSI n’est pas de faire perdurer des entreprises qui ne sont pas viables mais de développer des entreprises qui ont des projets d’avenir et d’apporter des fonds propres pour financer des projets industriels novateurs et audacieux.
Après une année d’existence, il est possible de relever que si le FSI était, à l’origine, le principal instrument public de renforcement des fonds propres des entreprises affectées par la crise économique jugées stratégiques pour l'économie française, il a, aujourd’hui, en réalité, plutôt vocation à s'inviter au capital de grandes entreprises ou de grosses PME.
En une année d'existence, le FSI est entré au capital de 14 sociétés, et a promis de prendre des participations dans quatre autres entreprises.
Pour plus d'information contactez: Olivier d'Abo
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